Le Salut au cœur de nos ténèbres : Méditation pour le 3e Dimanche du Temps Ordinaire

Dans cette homélie profonde pour le 3e dimanche du temps ordinaire (Année A), le Père Luka Lusala lu ne Nkuka, SJ, nous invite à explorer la thématique du salut. À travers les textes d’Isaïe, de saint Paul et l’Évangile selon saint Matthieu, il nous rappelle que sauver quelqu’un consiste à le faire sortir d’une situation désespérée pour lui offrir une vie épanouie.

1. L’état de l’homme sans le Christ : L’ombre et le joug

L’Écriture dépeint initialement l’être humain comme vivant dans les « ténèbres » et le « pays de l’ombre ». Cette réalité n’est pas qu’historique ; elle touche nos familles, nos communautés et nos cœurs.

Selon le Père Luka, cet état se manifeste par deux formes de « tâtonnements » :

  • L’oppression : Symbolisée par le « joug » et le « bâton », elle représente nos défauts persistants, nos soucis intérieurs et les critiques extérieures qui nous découragent.

  • Les rivalités : À l’image des Corinthiens, nos divisions et disputes (souvent basées sur la race, la tribu ou la région) nous empêchent de construire des ponts.

2. L’entrée de Jésus dans notre histoire

Dieu ne nous abandonne pas. Jésus vient naître au cœur même de notre « Galilée » et de notre « Corinthe » pour apporter des remèdes concrets:

La Lumière et la Joie (Dans notre Galilée)

  • La Lumière : Elle apporte le discernement pour distinguer le bien du mal et l’énergie nécessaire pour agir correctement.

  • La Joie : Citant un proverbe bouddhiste, le Père Luka rappelle que « seul un homme heureux peut faire du bien ». La joie est l’antidote à la dépression et au repli sur soi.

L’Unité (Dans notre Corinthe)

Le Christ nous appelle à la « parfaite harmonie ». L’unité est présentée comme un art du savoir-vivre, illustré par la sagesse africaine (Bashi) : « Obuguma bobuyirha engwi » (Ensemble, on tue un léopard). Unis dans le corps du Christ, nous pouvons surmonter tous les obstacles à la vie.

3. Les conditions pour recevoir le Salut

Pour que ces dons portent du fruit, une « posologie » spirituelle est nécessaire, car comme le disent les Bakongo : « ce n’est pas le médicament qui guérit, mais la posologie ».

  1. Se convertir : Changer d’attitude, d’habitudes et de regard sur les autres.

  2. Le suivre : Cesser d’être son propre centre pour laisser Jésus dicter le rythme de notre marche.

Conclusion

Le salut proposé par le Christ est un passage des ténèbres à la lumière, de la division à l’unité. En demandant la grâce de l’écoute, nous permettons à ce salut de devenir effectif pour nous et notre entourage.


Auteur : Père Luka Lusala lu ne Nkuka, SJ Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire A (Kimwenza 2026).

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Me Maxence Kiyana

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